MARSEILLE SOMETIMES, PAPIER IS NOT DEAD

On compte plus le nombre de personnes qui sont amoureuses de Marseille. Mais Marseille, soit on l’aime, soit on la déteste. Et cet amour déclenche une créativité énorme que tout le monde veut exprimer à sa manière. Le trio dont on te parle ce soir a décidé d’utiliser un des supports les plus kitchs qui existe : la carte postale.

Adieu seins à l’air et petits chiots dans un pot de fleurs, on range la R21 Nevada au garage et on dit bonjour à Marseille Sometimes. Je les ai rencontrés, j’ai voulu tout savoir sur ce collectif et surtout j’en ai profité pour leur poser quelques questions sur Marseille. Marseille Sometimes, c’est juste en dessous.

 

Marseille sometimes, il était une fois…

C’est l’histoire de trois amoureux de la photo, Vanessa, Mona et Matthieu (DA de profession) dont les destins vont se croiser. En premier lieu, une rencontre fin 2014, celle de Vanessa et de Mona autour de l’exposition Depardon au Mucem. Des connaissances par compte Instagram interposées. Un coup de cœur et une amitié naissante. Mais Mona a déjà une idée derrière la tête, celle de remettre au goût du jour la carte postale. Et pour ça elle a dans le viseur un certain Matthieu, dit Pan Pan. Une prise de contact et un burger au burger’s banquet (le premier d’une longue série).

J’ai un projet pour toi !

Voilà ce que Mona dit à Matthieu… Le repas se termine avec un problème : revisiter les cartes postales ok, mais quoi faire avec ? Tout le problème est là et c’est ce qui va laisser le projet en suspens, quasi essoufflé. Mais Mona VEUT faire des cartes postales ! Il faudra attendre fin 2015 pour que le projet se ranime et que Pinterest soit épinglé dans tous les sens de tendances et de souhaits des trois compères. Le trio se forme et le 29 février 2016, LA rencontre, Marseille Sometimes et c’est bien sûr d’un nouveau burger qu’ils vont fêter ça ! Le nom, c’est fait, maintenant il faut développer le projet… !

Pourquoi Marseille Sometimes :
Parce que Marseille, tu l’aimes ou tu la détestes. Et même en l’aimant, il faut savoir s’adapter à cette ville qui bouge sans cesse, avec son caractère, sa manière de vivre, d’exister. Alors parfois on est Marseille, parfois on ne l’est pas. Tout simplement.

 

Paper is not dead, la carte postale non plus, bitch !

Marseille Sometimes, c’est plus qu’une simple carte postale. C’est transformé un objet tombé dans les bas fond des bars-tabacs et boutique de souvenirs en un objet tendance et émotionnel : un objet qu’on a envie de garder. Chacun avec leur regard et surtout leur rapport avec l’image, le collectif Marseille Sometimes photographie la ville dans tous les sens. Vivant à Marseille depuis plus ou moins longtemps, ils apportent chacun un regard différent sur la ville tout en conservant une cohérence dans la philosophie de Marseille Sometimes.

Un concept qui a séduit les Marseillais eux-mêmes qui depuis un certain temps se remettent à être fiers de leur ville. Une manière aussi de surfer sur la tendance du vintage, des choses qui durent, qu’on garde.

Identitaire et symbolique
C’est Matthieu qui prend le relais et va apposer sur chaque photo une créa. Le petit élément qui va faire la différence, qui va rendre chaque carte unique, passant du simple moment capturé à l’expression d’une symbolique. Tous les quartiers y passent, la photo et la créa se mêlent, jouent sur les mots. Pas de gabarit, ici, les dix-huit cartes postales de la première série ont droit à un traitement unique.

Complémentarité et confiance
C’est ce qui fait la force du trio. Ils mettent en avant leurs forces et leurs atouts pour que chaque carte soit l’expression des trois compères.

La carte postale qui se garde !
Quelque chose qui frappe et qui différencie immédiatement les cartes Marseille Sometimes des autres, c’est la qualité du papier. Ils ont mis le paquet avec un certain goût du travail bien fait. Ce qui fait que tu n’as presque pas envie de les poster. Épistolaire ou égoïste, tu peux soit l’expédier et diffuser Marseille au monde entier, soit la garder et la transformer en un objet à conserver. Moi, c’est plus comme ça que je le vois.

Cette première série de cartes sera suivie d’autres, il suffit de suivre les Instagram des trois compères pour les voir mitrailler la ville et la capturer. On se dit qu’ils n’ont pas fini d’exploiter le A6 [Format d’une carte postale]. Mais également pourquoi pas des collections capsules et collaborations avec des artistes, on a pas fini d’en entendre parler.

Original, moderne et décalé, chaque support est porteur d’une symbolique à la hauteur de l’identité marseillaise.

Alors oui les textos c’est pratique, mais pourquoi prendre un peu le temps de revenir à un mode de communication qui a bercé notre enfance ?

 

Qui se cache derrière ?

Mona : passionnée de photos depuis l’adolescence, elle expose régulièrement ses clichés (3 sélections notamment pour l’expo-vente d’art contemporain Vœux d’artistes) et gère en équipe le compte IgersMarseille sur Instagram depuis 2015.

Vanessa : amoureuse de l’image, elle pratique la photographie aussi bien numérique qu’argentique. Plusieurs de ses travaux ont été sélectionnés récemment pour être exposés, notamment dans le cadre des Rencontres d’Arles (Byopaper) et de l’expo-vente d’art contemporain Vœux d’artistes.

Matthieu : graphiste et directeur artistique (www.pan-pan.fr) depuis plus de 10 ans, il s’intéresse en parallèle à la photographie, devenue une discipline complémentaire de sa profession. Accosté à Marseille depuis 3 ans, appareil photo à la main, il ne cesse de découvrir chaque jour Marseille.

Marseille sometines, la petite interview…

Comme ils sont amoureux de cette ville, j’ai décidé de leur poser quelques questions pour en savoir plus sur leur rapport à Marseille.

Le spot marseillais par excellence

Vanessa : Malmousque et ses petits spots de baignade, l’impression d’être très loin de la ville, à quelques pas de la circulation de la Corniche.
Mona : plein ! Baie des Singes (bout du monde par excellence), Vallon de l’Oriol, petites rues tout le long de la Corniche, mais avec notre lumière, n’importe quel endroit de la ville devient photogéniques.
Matt : Tout dépend ce que tu cherches… Le théâtre Silvain par exemple, est atypique, avec son architecture, au milieu des maisons… La Vallon de l’Oriol où tu te verrais bien vivre dans une de ses maisons cachées, une terrasse pour apprécier un apéro entre amis, la liste est longue.


Une expression

V : “le cagnard“, très utile dans la ville où le soleil brille presque tous les jours de l’année !
M : “Degun“ à Easy, I know.
Matt : Boulègue ! Ça sent le sud à plein nez quand tu entends cette phrase !


La plus grande qualité de la ville

V : sa capacité à ne pas laisser indifférent, sa manière d’être hors des standards !
M : sa lumière, donc.
Matt : l’ambiance qui s’en dégage


Forcément son plus grand défaut

V : ses embouteillages !
M : sa lenteur, parfois.
Matt : l’ambiance qui s’en dégage parfois (d’où “Marseille Sometimes“)


Marseillaise ou Provençal

V + M + M : ne se prononcent pas !


Le plus gros cliché marseillais

V : Vous faites la sieste à Marseille, non ?“
M : l’accent
Matt : l’OM


Panisse à l’Estaque ou Bouillabaisse au Vallon

V : Panisse au Vallon !
M : Panisse demain soir au Vallon avec Olivier Gondran
Matt : Panisse au Vallon


Saint-Jean ou Saint-Nicolas

V : Saint-Jean
M : Saint-Jean
Matt : Saint Nectaire


Une pizzeria

V : chez Jeannot, dans le cadre magique du Vallon des Auffes
M : En amour avec L’Eau à la bouche, Corniche.
Matt : L’eau à la bouche, si seulement ils livraient …


Un jaune

V : je n’aime pas le pastis ! (comme quoi…)
M : cliché, ah !  Un tango, rouge grenadine.
Matt : Noubliez pas les glaçons, merci.


Plutôt Marseille parfois ou Paris pour toujours ?

V : Marseille… Sometimes, quelle question !
M : Can you repeat the question, please ?
Matt : Je suis bien ici aujourd’hui. On verra demain.


 

Une soirée de lancement le 23 juin

En plus de te faire du bien aux mirettes, tu pourras te casser le ventre avec l’Écailler Marseillais. (Panisses (5€ la portion / Burger viande 8€ / Burger de seiche (8€) Assiette del Mar a la plancha (moules, crevettes, calamars en persillade) 10€) / Huîtres 20€ la douzaine. Et pour tes oreilles, Adrienne et Rachel.

Pour tout savoir, tu peux aller ici l’article sur la soirée ici (mais lis quand même l’article jusqu’au bout).

 

Informations pratiques

Marseille Sometimes



Où trouver les cartes postales Marseille Sometimes
M comme… La boutique
Minimall
Mobile de curiosités
Mucem, la librairie
Ouimum’s
Rive Droite
The Shop
Titre
Tulavu l’Artyshop
Dans les colis de l’e-shop de Un baiser Français




Label Marseille Forever, non, FoRever !

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